1955 24h du Mans

24h du mans 195524h du mans 1955 1

C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport !

La première édition a eu lieu en 1923.

Déroulement de la Course (https://fr.wikipedia.org/wiki/24_Heures_du_Mans_1955)

Le départ est donné le samedi à 16 h. Suivant la tradition, les voitures sont garées en épi le long du muret des stands, et les pilotes, à l'ordre du starter, doivent traverser la piste en courant et sauter dans leurs machines pour s'élancer. Le premier à démarrer est le jeune italien Eugenio Castellotti sur sa Ferrari no 4, suivi de la Ferrari n°3, puis des deux Jaguar Type Dpilotées respectivement par Mike Hawthorn (n°6) et Don Beauman (n°8). Chez Mercedes, Pierre Levegh réussit lui aussi son départ, mais Juan Manuel Fangio le rate complètement car il a voulu copier le style de son équipier Stirling Moss, c'est-à-dire sauter dans la voiture sans ouvrir la porte. Fangio s'était coincé le pantalon dans le levier de vitesse, le temps de se dégager, et la plus rapide des Flèches d'Argent est condamnée à ce qu'une bonne partie du peloton lui passe devant. Cet incident donne une nouvelle dimension à la course, car pendant que Castellotti et Hawthorn sont en tête, Fangio entame une fantastique remontée, battant record du tour sur record du tour. Il met cinq tours à revenir sur le duo de tête et c'est là que l’affrontement commence. Pour Hawthorn, qui était un irréductible nationaliste et anti-germanique, il est hors de question qu'une Mercedes lui passe devant et il décide de pousser sa Jaguar à fond, Fangio et Castellotti tentent de le suivre. Les trois voitures de tête se mettent alors à rouler à une allure de Grand Prix et non d'Endurance. Vers 18 h, le record du tour est battu par Hawthorn avec 4 min 6 s. Fangio confira plus tard qu'il ne pouvait pas aller plus vite et Hawthorn dira « On a pris des risques insensés ».

 

Le rythme imprimé par la Jaguar no 6 et la Mercedes no 19 est tel que vers 18 h 25, ils rejoignent la Mercedes no 20 de Levegh, qui est donc sur le point de concéder un tour de retard. Ce dernier roule à une allure modérée pour préserver sa voiture. C'est le moment des premiers relais et Castellotti sur sa Ferrari est le premier à s'arrêter et doit concéder un tour au duo de tête. Levegh va être bientôt relayé par John Fitch, et Fangio va passer la main à Moss. Pendant ce temps, sur son Austin-Healey, le jeune pilote amateur Lance Macklin conduit à son rythme, avec une aussi petite cylindrée, il n'y a rien de mieux à faire. Il a déjà été doublé à quatre reprises par les leaders. Mike Hawthorn reçoit l'ordre de ravitailler et mettra trois tours à obéir, il sait qu'il n'a presque plus d'essence mais cela ne l'empêche pas de poursuivre sur un rythme élevé. Il dépasse Levegh, puis, peu avant d'aborder la ligne droite des stands, dépasse la petite Austin-Healey de Macklin. Fangio, qui accuse environ 200 mètresde retard sur Hawthorn, est quant à lui encore quelques longueurs derrière son équipier Levegh. À peine a-t-il dépassé son compatriote Macklin que Hawthorn freine brutalement et oblique sa trajectoire vers la droite pour prendre l'allée des stands, séparée de la piste par une simple ligne blanche. Visiblement surpris par la manœuvre de Hawthorn, Macklin écrase sa pédale de freins (ces derniers, contrairement à la Jaguar Type D, ne disposent pas de disques mais de tambours, Jaguar venaient d'ailleurs d'inventer les freins à disques et étaient les seuls à en être équipés) et fait un écart vers la gauche pour éviter une collision. L'écart de l'Austin surprend Pierre Levegh, qui arrivait sur la gauche avec sa Mercedes lancée à approximativement 50 km/h de plus que Macklin. Levegh ne peut éviter de heurter par l'arrière l'Austin qui, étant assez ronde, à servi de tremplin à la Mercedes. Celle-ci décolle et s'écrase sur le muret qui sépare la piste des tribunes. En retombant, elle explose littéralement, tuant sur le coup son infortuné pilote, et expédiant des débris dans les tribunes. Le train avant, l'aérofrein (connu sous le nom de système Intrados) et le moteur sont autant de projectiles qui viennent tracer un sillon mortel dans les gradins, tuant instantanément plus de 70 personnes1. Déséquilibrée par le choc, l'Austin de Macklin part en toupie vers les stands (où il écrase trois personnes, un gendarme, un journaliste et un commissaire de course, le gendarme mourra des suites de ses blessures) pour ensuite rebondir et terminer sa course sur la barrière en bois des gradins. Quant à Fangio, il parvient miraculeusement à se frayer un chemin au milieu du chaos, n'abîmant que légèrement sa carrosserie. Il témoignera plus tard que Pierre Levegh, en levant le bras quelques instants auparavant pour lui faire signe de patienter avant de le doubler, lui a sans doute sauvé la vie. Mike Hawthorn quant à lui dépassa son stand, s’arrêta plus loin en catastrophe, sortit de sa voiture et vit l'explosion. Celui-ci est abasourdi par ce qu'il vient de provoquer, s'enfuit dans les stands pour aller demander pardon à Lance Macklin, mais ce dernier lui répondit "Tu as failli me tuer, non, je ne te pardonne pas !". Le règlement du Mans est formel, on ne peut faire marche arrière sur la piste des stands. Le directeur sportif de Jaguar, Lofty England, rattrapa ainsi Hawthorn pour le remettre dans sa voiture afin qu'il fasse un tour supplémentaire pour pouvoir être relayé. le pilote Jaguar, se sentant coupable, refusa, England lui répondit alors que c'était un ordre. Hawthorn s'exécuta pour un tour et passa le relais à son équipier Ivor Bueb. En sortant de sa voiture, Mike Hawthorn est dans un état proche de l'hystérie. Au total, l'accident provoquera la mort de 82 personnes et fera 120 blessés dans le public2.

Malgré l'ampleur du drame, les organisateurs décident de ne pas stopper sa course. À la tradition consistant à ne pas arrêter un événement sportif s'ajoutent des considérations plus pragmatiques : si l'épreuve avait été arrêtée, les 300 000 spectateurs auraient quitté le circuit, bloquant les routes et donc l'acheminement des secours. La course se poursuit donc, ainsi que le duel entre la Mercedes de Moss et Fangio et la Jaguar de Hawthorn et Bueb. Moss et Fangio ont pris l'ascendant sur leurs adversaires et sont en tête de l'épreuve lorsque la direction de Mercedes à Stuttgart intime l'ordre à Alfred Neubauer vers une heure du matin de retirer les deux Flèches d'Argent encore en course. N'ayant plus d'adversaires à leur niveau (les Ferrari, dont celle d'Eugenio Castellotti ayant abandonné sur ennui mécanique, la Jaguar de Mike Hawthorn et Ivor Bueb n'avait plus qu'à passer la ligne d'arrivée en vainqueur, le deuxième équipage, constitué de Peter Collins et Paul Frère au volant de l'Aston Martin DB3S, avait en effet 62 km de retard.

PALMARÈS 

PORSCHE 17 victoires

AUDI 13 virctoires

Les séries 

ALFA ROMÉO 1931 -  1932 - 1933 - 1934 

JAGUAR 1955 - 1956 - 1957

FERRARI 1960 - 1961 - 1962 - 1963 - 1964 - 1965

FORD 1966 - 1967 - 1968 - 1969 

MATRA SIMCA 1972 - 1973 - 1974 

PORSCHE 1981 - 1982 - 1983 - 1984 - 1985 - 1986 - 1987 

PORSCHE 1996 - 1997 - 1998

AUDI 2000 - 2001 - 2002

AUDI 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 

AUDI 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014

PORSCHE 2015 - 2016 - 2017 

 

LES PILOTES

Tom KRISTENSEN : 9 victoires aux 24h du Mans

(1997 - 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2008 - 2013)

 

Jacky ICKX : 6 victoires aux 24h du Mans

(1969 - 1975 - 1976 - 1977 - 1981 -1982)

 

Frank BIELA : 5 victoires aux 24h du Mans

Emanuele PIRRO : 5 victoires aux 24h du Mans

(2000 - 2001 - 2002 - 2006 - 2007)

 

Derek BELL : 5 victoires aux 24h du Mans

(1975 - 1981 - 1982 - 1986 - 1987) 

 

et si vous avez une petite heure devant vous, voici un reportage de ARTE à voir 

Date de dernière mise à jour : Mar 06 fév 2018