CORVETTE C2

CORVETTE C2

 

Article repris dans le GUIDE de AUTO https://www.guideautoweb.com

par Mélanie Jean, Belles Autos d'hier (Québec)

Voir ici:  https://www.guideautoweb.com/articles/17204/l-histoire-de-la-corvette-la-seconde-generation-1963-1967/

 

1963 à 1967 - L’arrivée de la Sting Ray

La Corvette semble bel et bien avoir trouvé sa place sur le marché nord-américain et les ventes sont en pleine progression. Or, c’est surtout la décennie des années 60 qui forgera le caractère sportif et la réputation exceptionnelle de la Corvette. D’ailleurs, la deuxième génération se montre sous un véhicule complètement nouveau.

Harley Earl se retire de la vice-présidence du design chez Chevrolet en 1958. Son successeur, Bill Mitchell, est un autre grand styliste de renom, qui plus tard supervisera le fameux duo Chevrolet Camaro et Pontiac Firebird, mais son chef-d’œuvre demeure la Corvette Sting Ray de 1963. En fait, il a supervisé le travail d’un autre créateur de génie, Larry Shinoda. Et, pour la première fois, la Corvette est offerte en version coupé. Auparavant, elle était uniquement décapotable mais on pouvait lui ajouter un toit rigide de la même couleur que la carrosserie.

 

En 1963, la vitre arrière du coupé présente une particularité qui en font aujourd’hui une voiture des plus recherchées: on la divise en deux parties (en s’inspirant des Bugatti des années 30). Aussi, on ajoute de fausses grilles de ventilation sur le capot. Malheureusement, ces deux nouvelles fantaisies disparaitront l’année suivante en raison d’un problème de visibilité et de sécurité.

Mais les modifications ne sont pas qu’esthétiques. La suspension arrière, par exemple, est devenue indépendante et Zora Arkus-Duntov, l’ingénieur en chef de la Corvette, concocte une option « piste », baptisée Z-06, une appellation encore populaire de nos jours!

Au total, 21 513 Corvette sont produites en 1963. Chevrolet offre la voiture avec un moteur V8 de 327 pouces cubes (250 chevaux) et une transmission manuelle à trois vitesses. Tandis que l’option disponible la plus populaire sur la Corvette consiste en des pneus à flancs blancs (pour un supplément de 31,22 $), l’option la plus largement choisie en second lieu est la transmission manuelle à 4 vitesses (pour 188,30 $).

Une Corvette quatre places!

Cette même année, General Motors songe à une Corvette quatre places, pour entrer davantage en compétition avec la Ford Thunderbird qui, depuis 1958, offre quatre places et qui est fort populaire. Les proportions de cette Corvette sont bien dessinées, mais l’accès à l’arrière est ardu. L’idée ne va pas plus loin que le prototype, car le président de GM de l’époque reste coincé à l’arrière! C’est la fin de la Corvette quatre places !

En 1964, le changement le plus notable est la disparition de la vitre arrière en deux parties, si chère à Bill Mitchell. Tout comme la version de 1963, le modèle coupé se vend 4 252 $ et la décapotable 4 037 $. La production grimpe à 22 229 véhicules en 1964 et 23 562 en 1965.

L'arrivée de la cavalerie

L’année 1966 est synonyme de big block, car c’est l’arrivée du V8 de 427 pouces cubes. Ce moulin restera d’ailleurs le plus populaire auprès des amateurs de Corvette. Commandant 425 chevaux à 5 600 tours/minutes, il propulse la Sting Ray de 0 à 60 milles à l’heure (96 km/h) en 4,8 secondes. Cet ajout de performance fait grimper pour la première fois les ventes au-delà des 25 000 unités avec 27 720 véhicules.

En 1965, des rumeurs circulaient déjà au sujet d’une toute nouvelle Corvette qui ferait son apparition en 1967. Encore une fois, Chevrolet sait faire languir les médias et la deuxième génération atteint son apogée avec un puissant moteur de 435 chevaux. La réputation de la Corvette en matière de performance n’est plus à faire et c’est d’ailleurs l’un des moteurs les plus performants vendus à ce jour par Chevrolet. Pour cette deuxième génération, 117 966 Corvette sont produites.

Mélanie Jean, Belles Autos d'Hier (Québec)